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Afghanistan : “Le seul espace d’une femme aujourd’hui, c’est sa maison !”

Afghanistan : “Le seul espace d’une femme aujourd’hui, c’est sa maison !” •

“Karima”
2025

écoutez l’audio

ne nous oubliez pas...

“Femme, vie, liberté”
2026

Depuis leur retour au pouvoir, les talibans ont interdit aux filles d’être scolarisées à l’université, puis dans les collèges et les lycées. L’éducation des petites filles a été suspendue. Le voile intégral est devenu obligatoire en public et les femmes ont l’interdiction de se déplacer sans un homme. Les parcs, les salles de sport, les bains publics et les lieux historiques leur sont interdits. Elles ne peuvent plus chanter, s’exprimer en public et parler entre elles.

Cette broderie m’a été inspirée par le reportage d’Arte “Afghanistan : Radio Begum, la voix des résistantes” et
par l’exposition «No woman’s land», de la photojournaliste canado-iranienne Kiana Hayeri et de la chercheuse française Mélissa Cornet. J’ai été touchée par Karima, jeune étudiante
en médecine. Lorsque les talibans ont décrété que les filles
ne pouvaient plus faire d’études de médecine, il ne restait à Karima qu’un semestre à valider.

Une minime partie des décrets d’interdictions concernant
les filles et les femmes afghanes sont brodés sur un ruban
de 3 mètres, posé au sol sur un patu (plaid afghan).

Une radio, moyen de communication indispensable pour
les filles et femmes afghanes, est posé sur un plateau accompagné d’un casque. Le public peut y entendre certains des décrets ainsi que l’audio du documentaire d’Arte “Afghanistan : Radio Begum, la voix des résistantes”.

Faisons en sorte que les filles et femmes afghanes
“soient toujours en vie”. Mobilisons-nous pour elles.

Cette œuvre est un hommage aux victimes des violences survenues en Iran en janvier 2026

Cette œuvre est un hommage aux victimes des violences survenues en Iran en janvier 2026 •

Elle met en dialogue la mémoire individuelle et la mémoire collective à travers des matériaux textiles, porteurs d‘histoire et de transmission.

Au centre de l‘œuvre, le portrait brodé de l‘actrice et militante Golshifteh Farahani devient une figure de résistance et de liberté. À ses côtés, une ancienne robe en coton et dentelle est suspendue comme une présence absente. Elle évoque les vies interrompues, les femmes, les homme et les enfants privés de leur avenir et les corps devenus les cibles de la violence.

Les prénoms des personnes tuées, brodés au fil rouge, inscrivent la mémoire des disparus dans le tissu. Les empreintes de mains rouges rappellent à la fois la violence des répressions et l‘impossibilité d‘effacer ces existences.